|
Avec Julia Baccan Ecriture et Mise en scène Ilène Grange - Durée 1h15 Spectacle en Tournée en Lycées de France et en Festivals européens dès Février 2009 Notre spectacle est une création, une écriture contemporaine. Nous proposons une réflexion sur la femme jeune dans toute sa verte et brutale puissance par le biais de l’incarnation du personnage séculaire et mythique de Phèdre.
Nous mettons en scène les différentes phases de la vie emblématique du personnage de Phèdre pour appuyer l’éclosion, le développement et la juvénile maturité d’une femme qui devient un véritable symbole de Genre. Phèdre est d’abord enfant, puis jeune fille, embarquée sur le navire de Thésée avec sa sœur Ariane. Elle évince son aînée dans le cœur de Thésée et se retrouve promise à lui, future épousée. Elle est alors en dialogue avec sa nourrice qui crée le pont entre son enfance et sa vie d’épouse, de Femme aussi, dans son corps d’abord puis dans toutes les conséquences que cela engendre, puisque non seulement épouse d’un héros, elle se retrouve Reine d’Athènes, épouse du roi Thésée.
Puis c’est son amour maléfique pour son beau fils, Hippolyte qui la consume et la tuera : le droit à l’amour honteux, au désir, la jalouse folie, la folle griffe de la jalousie.
Le personnage de Phèdre n’est pas choisi par hasard ; nous aurions pu « interroger » puisque c’est là notre propos, bien d’autres personnages mythiques de femmes porteuses d’un message fort, une Médée ou une Ismène, une Andromaque ou une Bérénice, mais c’est véritablement Phèdre qui nous a semblée la plus proche des pulsations passionnelles féminines. Phèdre ne vit pas d’aussi grands évènements dans sa vie que des trahisons et des crimes, mais elle traverse des phases bouleversantes qui sont dues à son hérédité (sa mère Pasiphaé, engendrant le Minotaure, punie par les dieux, qui fera peser sur sa fille la discorde divine), son accession au trône de Grèce après avoir été princesse de Cnossos, son statut d’épouse délaissée, à la puissante fonction publique, mais abandonnée par son époux pour d’autres conquêtes, pour d’autres faits d’héroïsme, et enfin, raillée par la déesse Aphrodite, qui fait peser sur elle le pire des maux que ses attributs peuvent inoculer : l’amour seul, sans partage, l’amour qui voit son objet froid, pour lequel elle se consume, et se tait. Toutes ces phases sont vécues par Phèdre dans un très jeune âge, elle meurt alors qu’elle est une très jeune femme.
|