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La Compagnie a réalisé plusieurs pièces, depuis sa création et à ce jour, dont le registre littéraire est diversifié et varié, mais où prédomine l’enjeu et le thème de la métaphore sociale ; Grand Peur et Misère du Troisième Reich, pièce de Bertolt Brecht, montée par la compagnie en 2003 et La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca en juin 2005, nous ont permis d’explorer plusieurs courants de pensée qui appartiennent à deux auteurs bien différents, et qui mettent en relief toute l’utilité de l’art de dire et de représenter des tranches de vies, des tranches d’histoire et de culture, en faisant ressortir habilement toute leur dimension intemporelle et universelle. La réalisation du Mythe d’Antigone de Sophocle et de Jean Anouilh, en juin 2005 a accentué la recherche sur ces dernières dimensions, et nous a donné envie de contribuer à l’idée d’un Théâtre fort dans la Cité. Nous pratiquons une formulation distanciée, ainsi qu’une mise en scène suggestive, imagée et symboliste. Le travail des comédiens est axé sur la distanciation Brechtienne et sur la désynchronisation expressionniste (Mistère Bouffe de V. Maiakovski - Les Bacchantes d'Euripide - La crosse en l'air de J. Prévert - Torquemada de V.Hugo et le Malentendu d'A. Camus) La compagnie s'est constituée autour de la ferme volonté de contribuer à vulgariser le Théâtre et les Lettres afin d’appuyer l’Idée d’un Théâtre d’Art fort dans la Cité et surtout d’un Théâtre d’Eveil Social. La Compagnie de l’âtre devient professionnelle en 2008 après avoir été une compagnie Universitaire pendant des années de recherches.
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